Portrait de Marie : coach pour entrepreneurs

Portrait de Marie : coach pour entrepreneurs

Nous avons commencé notre série de portraits avec celui de Camille, UX designer freelance. Nous continuons aujourd’hui avec le portrait de Marie qui est coach pour entrepreneurs.

Marie, comment pitcherais-tu ton entreprise/startup en 140 caractères ?

Bonobo coaching aide les entrepreneurs & indépendants et ceux qui veulent le devenir à trouver leur voie dans la jungle du travail.

Depuis quand es-tu entrepreneur(e) et qu’est-ce qui t’as motivée à le devenir ?

Je suis entrepreneur depuis plus de 3 ans. Au départ, ce qui m’a motivée est la prise de conscience que le CDI n’était pas la vie. Je me suis rendue compte que je n’avais pas à me couler dans ce moule-là et que je pouvais trouver une autre voie pour m’épanouir aussi bien personnellement que professionnellement.

Tout cela a fait suite à plusieurs expériences salariées où j’ai connu aussi bien le burnout, que le harcèlement moral. J’y ai littéralement perdu beaucoup de cheveux. J’ai pris plus d’un an pour me poser et réfléchir à ce que je voulais faire professionnellement.

Retourner dans le monde de l’entreprise comme je le connaissais était hors de question. J’avais vraiment besoin de me reconstruire et à ce moment-là, je ne savais pas ce que je pouvais faire en terme d’envie ou de légitimité.

Lorsque j’ai quitté mon dernier poste de salariée, j’ai été accompagnée par quelqu’un de formidable à l’APEC avec qui le courant est très bien passé.

Elle a compris qui j’étais avant moi, a senti où était ma place, ce vers quoi il était logique que je me dirige. Lors du premier entretien que nous avons eu ensemble, nous avons discuté du coaching. J’avais de très fortes affinités avec le monde psy (analytique) et la croyance à l’époque que pour résoudre un problème, il fallait forcément l’analyser en profondeur. Je me rappelle avoir dit « les coachs sont tous des charlatans » !

De fil en aiguille, grâce à son accompagnement et les encouragements de mes proches, j’en suis finalement venue au coaching.

Cette idée n’est donc pas venue tout de suite. J’ai au départ créé ma boite pour dispenser des formations en communication multimédia, parce que j’avais déjà dix ans d’expérience dans le Web et plusieurs expériences non officielles en tant que formatrice.

J’aime faire de la formation car j’ai l’habitude de tout décortiquer et c’est important pour moi de transmettre mes compétences. J’ai donc monté ma boîte en m’appuyant sur ces acquis dans l’espoir de m’épanouir là-dedans. Sur la forme, le fait d’être entrepreneure était exactement ce qu’il me fallait, je me sentais quand même appelée par autre chose que par la formation

J’ai été élevée dans la mentalité « il faut mettre ses fesses au chaud avec un CDI », mais mon parcours d’indépendante m’a justement appris que ne pas vouloir entrer dans ce moule-là n’est pas un défaut à corriger. C’est donc aujourd’hui mon travail d’aider les entrepreneurs à franchir ce cap, car cela peut être très dur !

Quel est à ton avis le plus grand défi que tu as à relever chaque jour en tant qu’entrepreneur ?

Probablement de rester visible ! Je suis une grande introvertie et lorsque j’ai monté ma boîte, mon truc était de rester planquée derrière mon ordi. Je restais chez moi. J’ai quand même eu la chance d’avoir des contrats. Ce modèle « planquée chez moi » n’était pas viable ou épanouissant pour moi au fur et à mesure que mon activité se développait. Mon défi au quotidien est donc d’être visible et de le rester sur la durée tout en trouvant une façon de le faire qui me correspond. Ce n’est pas le modèle « je reste enfermée chez moi » qui ne fonctionne pas, c’est plutôt que je me suis rendue compte que cela ne me convenait pas et qu’une autre voie était possible.

Faire du réseau, ce n’est pas forcément participer à plusieurs événement et distribuer des cartes de visite.

Il faut trouver sa façon de faire et se pousser pour la mettre en oeuvre.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui hésite entre rester salarié ou lancer sa boîte ?

Mon premier conseil n’est pas de créer sa boîte mais de prendre le temps de savoir ce qui va vous épanouir. Créer sa boîte pour créer sa boîte n’est pas une bonne idée. Cela apportera plus de résultats si c’est là que vous avez vraiment envie d’aller en terme de réalisation personnelle. Dans l’absolu je ne conseille pas à tous les salariés de quitter leur boulot. La question est « où et comment êtes-vous épanoui et heureux dans la vie » ? Si la réponse est d’être salarié c’est très bien.

Ce qui est important c’est de savoir ce qui est bon pour vous en tant que personne, pas en tant que travailleur. Le travail n’est pas une fin en soi !

Aujourd’hui nous sommes dans un modèle où nous avons besoin d’argent pour remplir notre frigo. Cela devient une fin en soi, alors que l’important est de faire ce qui nous épanouit. La vraie question est : qu’est-ce que nous avons envie de faire 10h par jour ?

Trouver la réponse n’est pas simple. Si c’était le cas, il n’y aurait pas besoin de coachs !

Il faut aussi bien s’entourer, quelque soit la réponse que l’on ait trouvée à la question précédente. Il y aura des moments qui seront difficiles, soit parce que le budget est serré, soit parce que l’on fait une erreur. Il faut bien s’entourer de gens qui sont capables de nous soutenir et ce n’est pas forcément facile là non-plus.

J’ai un 3ème conseil : il faut bien réfléchir à son projet, et comprendre que faire l’étude de marché, l’analyse du besoin, l’enquête sur le terrain,  est incontournable. Si vous n’êtes pas prêt à faire cela, il vaut mieux rester à votre poste. Pour pouvoir vivre de son activité, il faut vraiment se poser ces questions-là. C’est déjà difficile de trouver ce que l’on veut faire et d’être bien entouré. Alors vérifier que ce que l’on veut faire va vraiment payer et qu’il y a des gens prêts à acheter, est une clé pour y arriver concrètement. Que fait-on si la réponse est non ? Cela ne veut pas dire que l’on y va pas mais qu’il faut s’adapter et en avoir conscience.

Et puis quand on est entrepreneur, on est aussi un peu artiste, alors autant s’en servir : il est toujours possible de faire un business plan d’une façon plus fun que la trame classique, pour se motiver à  passer quand même par cette étape incontournable.

Peux-tu nous dire ce que tu aimes chez Cohome ?

J’aime les gens que j’y rencontre. Cohome m’aide vraiment à sortir de mes habitudes, sortir de chez moi pour rencontrer de nouvelles personnes et clairement, cela ouvre mes horizons et mon quotidien. Les gens que j’ai rencontrés jusqu’à maintenant sont tous positifs et joyeux et cela aide à rester dans cette dynamique dont on a besoin. Et après, quand j’organise des cohoming, cela m’aide à être plus productive, notamment pour la partie production de mon boulot (rédaction d’articles pour mon blog par exemple).

As-tu une citation qui te motive et que tu aurais envie de partager ?

J’aime cette citation de maître Yoda : « do, or do not, there is no try » (« n’essaie pas, fais-le »).

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Et en prime, une vidéo de coaching réalisée par Marie pour vous aider à répondre à la question « comment se porte ton entreprise » ?

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