Portrait de Charlotte, graphiste : l’importance du réseau

Portrait de Charlotte, graphiste : l’importance du réseau

Charlotte, graphiste talentueuse et pleine de vie, a commencé ses premières missions freelance pendant ses études. A 28 ans, elle a su développer un réseau solide et qui lui correspond. Elle nous dit tout de sa vie d’indépendante et de sa vision de l’entrepreneuriat solo.

photo de charlotte

Raconte-nous un peu ton parcours. Qu’est-ce qui t’a amené à devenir indépendante et comment ça s’est fait ?

J’ai grandi du côté de Lyon et fait mes études à l’école publique d’arts appliqués La Martinière Diderot. Assez tôt dans mon cursus, j’ai commencé à travailler avec un groupe d’étudiants de l’ENS : ils éditaient une revue portée sur l’art, et je m’occupais de l’aspect visuel, de la mise en page… A la même période, j’ai commencé à travailler sur un projet de scénographie d’exposition avec un chercheur au CNRS qui construisait un projet de vulgarisation scientifique, sur lequel je travaille toujours aujourd’hui d’ailleurs !

A la fin de mes études, j’ai eu envie de partir à l’étranger quelques temps et j’ai choisi de m’installer à Berlin où je suis restée un an et demi. J’ai continué à travailler sur mes projets en France, et je faisais des petits boulots qui n’avaient rien à voir à côté. J’ai bossé dans des cafés, des bibliothèques… Pour moi, c’était une manière de découvrir la ville et de bien m’y intégrer. J’ai adoré cette période.

En rentrant en France j’ai commencé à travailler en tant que graphiste interne, d’abord à Lyon à l’Institut Lumière, puis à Paris chez Artcurial. C’était beaucoup de contraintes, je me suis rendue compte que ça ne me correspondait pas forcément. Quand mon dernier contrat s’est terminé, j’avais déjà un réseau intéressant et j’ai décidé de me lancer en tant qu’indépendante.

 

Justement, peux-tu nous en dire plus sur la manière dont tu trouves tes clients ?

Oui ! En fait, j’accorde beaucoup d’importance aux rencontres et aux opportunités. Ca peut paraître un peu étrange dit comme ça, mais j’ai une grande confiance dans l’avenir et dans ce que les gens que je rencontre sur mon chemin peuvent me proposer.

Je ne dis pas non plus qu’il faut se laisser porter … Au contraire, il faut justement mettre en place un maximum d’outils pour ouvrir le champs des possibilités. Cela peut être dans les rencontres de nouvelles personnes, ou faire son site internet et le mettre en avant. Je suis d’ailleurs en train de travailler sur le mien pour en proposer une nouvelle version, même si je manque un peu de temps avec mes projets en cours !

 

Tu travailles donc uniquement avec ton réseau ?

La plupart de mes commanditaires sont effectivement des personnes qui sont au moins issues du même milieu que moi : je te parlais par exemple de l’ENS tout à l’heure, clairement les choses se sont faites parce que nous étions amis pendant les études. J’ai la chance d’avoir un réseau qui me correspond. Ce sont souvent des personnes avec qui je partage pas mal de choses et qui me permettent de trouver des projets que je trouve tops et motivants.

Après, il m’est arrivée aussi de trouver des contrats en répondant à des annonces. En ce moment d’ailleurs, je prépare un gros appel d’offre pour un contrat sur 4 ans, je croise les doigts !

travailler chez charlotte

En tant que graphiste, quelle est ta spécialité ?

Je suis principalement print et je travaille pas mal sur de l’édition. Je n’ai jamais été trop portée sur le web mais j’ai déjà eu quelques occasions, notamment sur un web-docu et sur une plateforme de jeux. J’ai adoré ces deux projets. Il y a une manière différente de penser l’ergonomie, la fluidité … Et c’est aussi très satisfaisant de voir son travail s’animer.

Côté domaines d’activité, je suis assez portée sur les projets à vocation scientifique ou culturelle mais je ne souhaite pas me cantonner dans telle ou telle discipline. Je pourrais me spécialiser car ça rassure les commanditaires, ça permet d’aller plus vite. Mais au fond je sais que ma démarche, ma manière de conceptualiser les choses restent les mêmes à chaque fois. Alors je préfère rester ouverte à ce qu’on peut me proposer, je trouve ça plus intéressant.

 

Ce que tu préfères par dessus tout dans ton métier ?

J’ai besoin de m’amuser dans mon travail, dans le côté technique mais aussi dans les aspects humains. La relation que j’ai avec mes commanditaires est super importante ! Il y a un moment que j’adore en particulier, c’est la présentation du projet. Tu as bossé sur tes idées et tu viens présenter tout ça à ton client : en fait, tu mets des couleurs et une forme sur son propre projet, qu’il n’avait jamais vu comme ça. Quand c’est réussi et que les visages en face de toi s’illuminent, c’est super gratifiant !

Là-dessus, j’arrive rarement avec une idée ferme et définitive. J’aime l’idée de construire mon travail en partenariat avec des personnes qui m’intéressent et qui ont des choses à m’apporter aussi : j’ai l’impression d’évoluer avec mes commanditaires en même temps qu’ils évoluent avec moi, ça va dans les deux sens.

 

Décris-nous un peu ta vie de freelance. Comment ça se passe pour toi au quotidien ?

Je travaille principalement de chez moi, de temps en temps chez mes clients, et il m’arrive régulièrement d’avoir des rendez-vous à l’extérieur. Il y a des périodes où je suis pas mal à l’extérieur, voire en déplacement, et d’autres où c’est beaucoup plus calme et où je suis beaucoup chez moi.

Je dirais que la plus grosse contrainte quand on est freelance c’est de se sentir un peu isolé dans ces périodes. C’est clair que dans ces moments, c’est mieux d’être avec d’autres personnes pour communiquer, se dynamiser… 

C’est un de mes colocs qui m’a parlée de Cohome. Eux sont étudiants ou travaillent et ont pas mal de contacts dans leur vie quotidienne. Ils me voyaient souvent rester seule toute la journée devant mon ordi et quand ils rentraient le soir, j’étais un peu comme ces chats qui ont leur quart d’heure de folie ! Maintenant, j’ai toujours des petites choses à leur raconter sur mes journées à la maison. En fait Cohome, c’est un peu un créateur d’anecdotes !

 

Top ! Une citation qui t’inspire et que tu souhaiterais partager pour terminer ?

“L’imagination est plus importante que le savoir” d’Albert Einstein !

citation Albert Einstein

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Pour rencontrer Charlotte, participez à la prochaine édition du Festival du cohoming du 23 au 27 janvier à Paris !

Julie accueillera chez elle le mercredi 25 janvier pour une journée de travail ponctué d’un atelier « réaliser un CV vendeur sur InDesign ».

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