Portrait de Maxime, entrepreneur de « Pack Your Skills »

Portrait de Maxime, entrepreneur de « Pack Your Skills »

Ingénieur de formation, Maxime attache pourtant plus d’importance à ses valeurs qu’à son diplôme. En 2016, alors salarié depuis plusieurs années, il quitte son job pour se lancer sur une nouvelle voie et décide de bâtir le projet qui lui ressemble. Découvrez son aventure d’entrepreneur avec Pack Your Skills.

Peux-tu nous décrire un peu ton projet, Pack Your Skills, et nous expliquer en quoi il consiste de ton point de vue d’entrepreneur ?

Le concept de Pack Your Skills, c’est de permettre à des voyageurs de s’investir dans des projets d’associations ou de startups à impact positif, en mettant leurs compétences à disposition en échange du gîte et du couvert. C’est un peu un wwoofing de l’entrepreneuriat social, qui cherche à mettre en valeur les compétences des voyageurs.

Avec Isis, mon associée, on pense que chacun devrait avoir l’opportunité de faire ce qu’il aime dans un projet qui lui plaît. Aujourd’hui, on manque généralement beaucoup trop de sens dans nos boulots … Nous, au travers de ce projet, on souhaite faciliter la démarche de ceux qui souhaitent donner ou redonner du sens à leur travail. En permettant aux gens d’aller s’engager sur des projets à impact positif, sur des missions qu’ils choisissent, et en utilisant leurs compétences clés.

pack your skills

Où en est la construction de Pack Your Skills ?

Le projet entre dans une véritable phase de développement et de mise en place du concept. Pour la première fois, au moins six projets, dont Pack Your Skills, vont accueillir des voyageurs à Paris pendant deux semaines en mars. Nous avons construit les missions avec les projets et nous sommes en train d’étudier les candidatures de voyageurs. Pour le moment, nous avons choisi de limiter à deux compétences possibles : photo / vidéo et graphisme.

L’objectif de la démarche est de pouvoir tester l’ensemble de nos hypothèses, d’affiner notre connaissance de nos utilisateurs et de construire une communauté. Et pour cela, rien de mieux que d’échanger directement avec les utilisateurs … Dès que la vague de projets pilotes de Paris sera consolidée, c’est-à-dire que tous les projet auront un voyageur attitré, nous en lancerons une nouvelle dans une autre ville européenne. Ca pourrait être Berlin ou Amsterdam par exemple. Nous souhaitons ainsi multiplier les vagues pour mettre en place Pack Your Skills dans différentes villes et tester de nouvelles hypothèses à chaque fois : business model, durée de l’échange, compétences du voyageur …

Une fois cette démarche achevée, nous mettrons en ligne notre produit fini qui sera une plateforme de mise en relation entre les projets et les voyageurs. Une première version est prête mais pour les prochains mois, ce sera moi la plateforme ! Je vais faire les mises en relation « à la main » pour rester au plus proche de la communauté.

 

Explique-nous un peu comment t’es venue l’idée, et ce qui s’est passé pour toi avant de te lancer

A la base j’ai une formation d’ingénieur, et j’ai rapidement choisi de partir sur du conseil en développement durable. J’ai terminé mon cursus aux Philippines, puis j’ai bossé chez Alstom dans les achats responsables, c’est-à-dire dans le développement durable appliqué aux achats. Ensuite, j’ai fait deux années de consulting tournées vers le management, la gestion de l’humain dans les structures et la culture d’entreprise.

J’adorais ce boulot : mon rôle était d’aider les organisations à se transformer pour qu’elles fonctionnent mieux et que leurs collaborateurs se sentent bien dans leur travail. Ca avait beaucoup de sens pour moi et j’aimais beaucoup le contact que j’avais avec mes clients, l’impact positif que je pouvais avoir pour eux. Mais je ne me sentais pas toujours aligné avec ma propre équipe, alors j’ai eu envie de changer d’entreprise.

A côté de ça, j’avais pas mal voyagé et j’avais déjà fait du wwoofing plusieurs fois. J’avais imaginé plusieurs fois repartir en voyage mais je me disais que si je partais à nouveau, je préférerais faire ce que j’aimais et ce dans quoi j’étais bon, plutôt que de travailler dans une ferme. C’est là que j’ai réalisé qu’il manquait une plateforme identifier les projets qui pourraient être intéressés !

J’ai commencé à en parler autour de moi puis j’ai pitché le projet sur un événement Startup Weekend, et j’ai eu beaucoup de bons retours. Puis, alors que j’étais encore salarié, on m’a offert un job intéressant dans une autre société et je me suis dit : soit j’accepte de repartir pour au moins deux ou trois ans, soit je me lance maintenant en tant qu’entrepreneur. Ça a été le déclic.

 

Tu accordes beaucoup d’importance aux problématiques liées au sens qu’on donne à son travail et à la culture des entreprises. Peux-tu nous en dire plus ?

En fait avant d’intégrer mon école, je ne m’étais jamais vraiment posé la question. Puis en arrivant en ingé, j’ai lu un livre qui s’appelle 80 Hommes pour changer le monde et qui montre par l’exemple que dans n’importe quel métier et avec n’importe quelle formation, tu peux avoir un impact positif sur ton environnement. J’ai trouvé ça cool et je me suis dit que mon diplôme, j’allais lui donner cet aspect « impact positif ». A l’époque, cette notion tournait quasi-exclusivement autour du développement durable mais en réalité, c’est beaucoup plus large que ça.

La définition du sens au travail dépend évidemment des individus et des convictions de chacun. On commence à entrer dans le vif du sujet quand on aborde la question du pourquoi, et c’est à chaque personne de creuser. Côté entreprise, c’est la question de la vision qui me paraît fondamentale. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a tout de suite cherché à la définir sur le projet Pack Your Skills. Avec Isis, ça nous a d’abord permis de savoir dans quelle mesure on était compatibles pour travailler ensemble, et c’est indispensable dans les relations qu’on peut entretenir avec nos partenaires actuels et futurs.

 

Une citation que tu aimerais partager pour terminer ?

J’en ai plusieurs en tête mais partons sur celle-ci, de Warren Buffett : “Taking jobs that you don’t like to build up your resume is like saving up sex for your old age”

max citation

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